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Tu connais la Vétithèque de Bordeaux ?

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Définition d’une vétithèque : établissement où l’on emprunte des vêtements pour une période définie. En gros, c’est comme une bibliothèque, sauf qu’à la place des livres, ce sont des vêtements qu’on emprunte (ou qu’on achète).
J’ai rencontré Fanny, responsable de la Vétithèque de Bordeaux, ouverte depuis juin dernier et qui prépare sa soirée d’inauguration le 15 septembre prochain ! Allez viens, on sera bien !

vétithèque bordeaux

Laura : Fanny, peux-tu commencer par te présenter ? D’où viens-tu, que fais-tu ? 

Ancienne parisienne, j’ai 29 ans et je suis maman d’un petit garçon de 2 ans et demi. J’ai déménagé à Bordeaux pour mes études de commerce (BTS) et j’ai poursuivi dans le e-marketing, gestion de projet et e-commerce. Aujourd’hui, j’ai une casquette à la fois commerciale-communicante et web. Rien à voir avec la Vétithèque, on l’aura compris.
Après des expériences en tant que commerciale dont je me suis rapidement lassée, j’ai dû chercher du travail.
À l’époque, je travaillais dans une agence immobilière qui a fermé par la suite. Avec une collègue, on s’est retrouvées en même temps au chomage avec des petites indemnités. On s’est retrouvées autour d’un verre, un soir, en se demandant si l’avenir ne se passerait-il pas à l’étranger ? Ou bien en créant son poste, sans être chef d’entreprise ou patron. C’est pas quelque chose qui m’intéresse. À partir de là, on a commencé à imaginer des boulots. De son côté, elle connaissait les bibliothèques de vêtements. Mon ancienne associée était passionnée de mode, plutôt haut de gamme, tandis que moi, j’étais « miss bon plan ». La mode, ça me plait énormément mais pas à n’importe quel prix.

Vétithèque bordeaux sac vestes

On s’est donc dit, avec nos 2 profils, on allait pouvoir créer une bibliothèque de vêtements milieu et haut de gamme : chacune aura son job et l’aspect bon plan de Fanny et communicante ira très bien avec un showroom.
J’ai travaillé 1 an et demi sur la Vétithèque, dont 8 mois avec mon associée qui a souhaité partir à la fin de l’année 2015 pour une super opportunité qui lui tenait à cœur dans le Nord de la France. J’ai récupérée l’affaire : et là, c’était le gros challenge personnel qui n’était pas prévu. Il a fallu que j’ouvre la Vétithèque seule avec une méconnaissance du milieu du prêt-à-porter – je n’ai jamais travaillé dans une boutique de prêt-à-porter, je n’ai pas fait d’études de stylisme. Aujourd’hui, j’ai des étudiants avec des profils mode qui effectuent leur stage à la Vétithèque. Je suis devenue partenaire de l’école Sup Mode de Bordeaux, voisine de Forma Sup Campus que j’ai fréquentée pendant mon Master.

En juin, j’ai eu la chance d’ouvrir avec deux stagiaires de cette école, et qui ont pu m’apporter cette patte qu’il me manquait.

Vétithèque Bordeaux

Pourquoi avoir créer une Vétithèque à Bordeaux ?
Qu’est-ce qui t’a poussé à franchir le pas ?

Les choses se sont faites progressivement. D’abord, il y a eu le constat de l’emploi : si on ne le créé pas, on n’en aura pas. Donc avant tout, nous étions motivées à travailler.
L’autre constat, c’est l’absence de bibliothèque de vêtements à Bordeaux alors que ça marche bien sur Toulouse depuis 4 ans. Et le dernier constat, c’est que c’est le méga bon plan ! Je suis très attachée au système D comme les vide-dressings… En tant que cliente, j’adorerais aller consommer dans une bibliothèque de vêtements qui me proposera de louer des vêtements milieu et haut de gamme, sans devoir me ruiner. Et la dimension collaborative me tenait particulièrement à cœur : personnellement, je pratique le couchsurfing, le covoiturage … D’où mon idée d’ajouter à la Vétithèque l’aspect du dressing collaboratif.

Vétithèque Bordeaux
En plus d’être une bibliothèque de vêtements comme à Paris ou Toulouse avec du stock choisi auprès de marques parisiennes « made in France » et qui ne sont pas encore connues en Province, l’objectif est de permettre aux femmes de rémunérer leur dressing et les pièces qu’elles ne portent pas ou plus : elles vont pouvoir les mettre en location à la Vétithèque. Celles qui déposent des pièces à louer, empochent une commission à chaque fois que c’est loué : et ça, c’est le bon plan. On ne fait pas une croix sur les achats, mais quand on s’est fait plaisir ou un peu trop plaisir, on peut venir rentabiliser la robe Sandro qu’on a payée 350 euros, la mettre en location ici, et prendre 50% de commission ou 30% de commission, selon la manière dont on souhaite se rémunérer. Si la personne me dit qu’elle ne portera plus jamais cette pièce, ça ira en location et l’achat sera aussi possible.

Sur la totalité du showroom à 2 mois et demi d’ouverture, je dois avoir 35% de stock collaboratif. Les premières à avoir jouer le jeu ont été les copines. Et très rapidement, les dépôts se sont multipliés ! Quasiment tous les jours, on m’apporte des pièces, de marques que je ne connais pas toujours, ou des collections très anciennes mais des pièces qui sont en très bon état. Du coup, ça permet de tomber sur des pièces qui ont 8 ans peut-être, avec des étiquettes « Sandro Made in France » par exemple.

Vétithèque Bordeaux

C’est l’occasion de faire de la place à des vêtements qui étaient en train de prendre la poussière dans les dressings, tout en restant acteur de son portefeuille. Si la Vétithèque peut rapporter quelques euros pour permettre de louer gratuitement, c’est le top. Je rémunère en Vétis (pour louer ensuite) ou en Euros.
La Vétithèque, c’est pour tout le monde. Il faut que ce soit un lieu qui respire la communauté.

Donc si on récapitule : on peut s’abonner à la Vétithèque, venir louer ponctuellement ou porter ses vêtements ou sacs qui prennent trop de place dans l’armoire alors qu’ils mériteraient d’être portés… 

Oui, il y a trois possibilités. Déjà, de prime abord, tout ce qui est visible à la Vétithèque – prêt-à-porter, maroquinerie et bijoux – c’est louable et achetable. Donc tout ce qui vu est forcément en location et en vente. Il y a quelques pièces qui ne sont pas en vente parce que les filles qui les déposent ne le souhaitent pas. C’est la seule exception. Après, effectivement, on choisit sa formule.
Soit on prend un abonnement qui permet d’avoir un budget mensuel de 50 Vétis, avec quoi on peut louer en moyenne 5/6 pièces par mois. On paye en fonction de la durée qu’on prend. Si on prend un forfat de 3 mois, on paye 50 euros, ce qui donne droit à 50 vétis (1 véti = 1 euros). Si on a un abonnement pour 6 mois, on paye 40 euros et on a toujours nos 50 Vétis. Et le mieux bien sûr, c’est lorsqu’on s’engage pour 1 an, ça coûte 30 € par mois, et on a toujours 50 Vétis. Les abonnements permettent d’avoir des avantages : depuis le 10 septembre, il y a les ventes privées par exemple. La veille, les abonnées étaient conviées à une soirée privée pour réaliser leurs achats avant tout le monde. Et comme les pièces sont pour la plupart en série ultra-limitée, ça permet d’être la première. Elles repartent avec leur shopping bag en toile de jute responsable, pour qu’elles puissent le réutiliser à chaque passage. Les abonnées ont droit à 10 % sur tous les achats qu’elles font et elles peuvent parrainer d’autres copines pour avoir 15 euros d’offerts sur leur prochaine location.

Après, on n’est pas obligé de s’abonner : il y a des persnnes qui n’auront pas le budget ou l’envie de venir régulièrement à la Vétithèque. Donc j’ai voulu vraiment faire une offre de produit et service suffisamment large pour que ça convienne à tout le monde. Pour ces personnes, les tarifs sont les mêmes : sur les étiquettes, il est écrit le montant du prêt pour 24h ou pour 10 jours. Ces personnes peuvent donc louer quand elles veulent avec deux durées possibles.

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Peux-tu nous parler des créateurs avec lesquels tu travailles ? 

Ce sont des personnes qui ont une activité de création et qui avaient un besoin de visibilité et de commercialisation. Donc la Vétithèque s’est positionnée par rapport à eux : la Vétithèque avait besoin de stocks donc nous sommes partis sur un partenariat. Je suis la représentante des marques présentes, je m’assure que les cartes de visite terminent dans le sachet des clientes lorsqu’elles louent une de leurs pièces.

Il y a des créateurs bordelais comme Madame est couturière.
Pour la partie wax, il y a FrouFrou Wax qui vient d’arriver. Sur la partie vintage, il y a Karine Muguruza, une créatrice qui utilise des tissus très haut de gamme de chez Kenzo ou Hermès et qui les transforme façon vintage. Sur de l’entrée-milieu de gamme, il y a Eau Douce, qui vient du Bassin d’Arcachon. Ce sont des pièces portables, au style très mignon. La Vétithèque propose également des bijoux semi-fantaisie sur du milieu de gamme de Enelli.

Sur la partie plus haut de gamme, il y a des marques parisiennes. J’ai rencontré, via des blogueuses sur le Salon du Who’s Next – salon incontournable de la mode – Bleu Tango qui a 2 ateliers-boutiques sur Paris et qui propose des choses péchues avec beaucoup de motifs. C’est une marque qui fonctionne bien à la Vétithèque, parce qu’on ose y louer du Bleu Tango ; je pense à la combinaison poisson rouge, la combinaison short-nuage… J’ai plaisir de travailler avec cette marque. D’ailleurs la commande automne-hiver vient d’être faite !

Vétithèque Bordeaux

En prêt-à-porter, il y a Isaé, qui se positionne comme le nouveau vestiaire de la parisienne et monte extrêmement haut-de-gamme. Il y a Tammy et Benjamin sur la maroquinerie : une fabrication française avec une très belle qualité de cuir et des pièces très péchues, qu’on va s’autoriser à louer. La nouvelle collection arrive : le sac Magnolia est un best-seller à la Vétithèque, il fonctionne très bien !

Il y a également des pièces de Lener – Fabrique de manteaux. Ça fait 60 ans que cette maison existe, c’est une entreprise familiale. C’est une marque qui vient juste d’être mise sur le devant de la scène. Avant, Lener travaillait toujours en sous-traitance pour Kenzo ou Hermès. Quand je les ai rencontrés, ils ont sorti leur marque blanche : ils font des manteaux d’une perfection assez rare. Et là, ils vont pouvoir être intéressants sur la période octobre/novembre, voire même décembre si on a un hiver pas trop froid.

L’objectif de la Vétithèque c’est de faire du « toute-taille » : de la plus petite à la plus grande. La Vétithèque souhaite aussi rester sur des pièces Made In France le plus possible.
Et en parallèle, on peut aussi trouver des marques comme BCBG, Maje, Sandro ou Tara Jarmon sur le dressing collaboratif : ça permet d’avoir des pièces assez exclusives en terme de modèle et de prix.

Que va-t-il se passer le 15 septembre prochain au 32 Rue de la Boétie à Bordeaux ? 

Le 15 septembre est organisée la soirée d’inauguration de la Vétithèque ouverte à tous, de 17h30 à 20h30. L’occasion pour les filles de (re)découvrir le showroom, de pouvoir profiter des ventes privées qui se termineront le 17 septembre et de pouvoir jouer le jeu de la location pour la première fois peut-être. Il y aura un espace photobooth aménagé pour garder une trace des personnes qui seront passées, un DJ-set, un bar à un cocktail …
Ce sera vraiment un moment convivial et animé sur un format afterwork !

L’événement Facebook est par ici ! On s’y retrouve ?

 

Vétithèque Bordeaux

 

Un grand merci à Fanny pour l’interview !
Les filles, vous l’aurez compris : fouillez vos placards et donnez une seconde vie à vos vêtements avec la Vétithèque !

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